Est-il permis d’avoir recours à l’essuyage des chaussons dépassé le délai de 3 jours ?
بسم الله الرحمن الرحيم
Est-il permis d’utiliser l’effleurement des chaussons au-delà de 3 jours ?
La réponse : En cas de nécessité il n’y a pas de mal à les garder 7 jours et même plus en fonction du besoin.
La preuve est le récit suivant :
Citation:
| Lorsque Damas fut conquise Oqba Ibn Âmir, qui portait des chaussons très épais, s’est rendu à Médine pour annoncer la nouvelle aux Musulmans, il essuya pendant une semaine sur ses chaussons. Et après qu’il eut rejoint Omar à Médine et lui ait annoncé la victoire, Omar lui dit « Depuis combien de temps tu n’as pas retiré tes chaussons ? » |
Rapporté par: l’Imâm Ibn Mâjah et Addâraqoutni ainsi qu’Al Bayhaqî dans Asounanou Al koubrâ selon Oqba Ibn Amîr. (1)
Ce Hadith fut authentifié par L’Imâm Ibn Taymiyya et si Ibn Taymiyya authentifie un texte prend en bien soins ! Ainsi que Cheikh Al albâni dans Attahamarou Al-Moustatâb fi Fiqh Assounnati wa Al Kitâb.
.L’argumentation :
A.Omar affilia cet acte à la Sunnah , ce qui prouve que la permission remonte bel et bien au prophète et n’est pas un simple effort d’interprétation de la part de Omar .
B. Omar a tenu ces propos en public, car Oqba vint lui annoncer la victoire des Musulmans et il rejoint Omar dans une assemblé qui en générale est public. Et le silence des autres Sahabas présents est une preuve de leur satisfaction du contenu. Ce qui accorde à la parole d’Omar le statut de consensus implicite.
C. Et dans l’hypothèse que les deux points précédents ne soient pas justes, il n’en reste pas moins, que cet avis est celui de Omar ibn Al Khattâb et Oqba ibn ‘Âmir , et comme nous l’avons vu dans les règles de Ousouls l’avis des compagnons est une preuve légale aussi longtemps qu’il ne s’oppose pas à une preuve textuelle ou à l’avis d’un autre sahabi.
En résumé cette position est celle de l’Imâm Ibn Taymiyya . Voir le volume numéro 21 de Majmou’ Al Fatâwi.
Par conséquent les textes qui affirment que la durée est limité à trois jours pour le voyageur et un jour pour le résident sont spécifique au cas normale, mais en cas de besoin et de nécessité, et de forte difficulté à les retirer ou de nuisance si la personne les retire , il sera alors permis d’ajouter à ces périodes.
Et Allah demeure Le Plus Savant
Référence : Tiré de Charh Hidâyatou Al Mouhtar ilal-Madzhab Al-Moukhtâr
(1) Précision :
Cheikh Souleymane Al ‘Oulwâne- Fakka Allahou Asrah- dans sa Risâlâ au sujet des règles de l’effleurement des chaussons dit :
« Ce texte est authentique exception faites de la fin, lorsque Omar lui dit : « Tu as agit en parfait accord à la Sunnah –Asabta Assounnah أَصَبْتَ السُّنّة-», le supplément- Ziyâda- qui mentionne la Sunnah est Châdz marginale comme la montré l’Imâm Dâraqoutni Rahimahou Allah, la version authentique stipule donc que Omar lui dit « Tu as parfaitement agis- Asabta- أَصَبْتَ».
Mais quoiqu’il en soit, ce texte et une preuve car on ne connait aucun autre compagnons qui eut un avis contraire à celui de Omar et Oqba .
Ajoutons à ça que l’acte de Oqba prouve que la permission d’agir de la sorte était connue chez les Sahabas . Car si Oqba n’avait pas eu connaissance de la permission, il ne l’aurait pas fait par simple effort d’interprétation.
Et dans l’hypothèse que ce n’est là qu’un simple effort de réflexion-Ijtihâd- de Oqba , il n’en demeure pas moins que Omar qui est un Calife bien guidée et inspiré l’a approuvé et authentifié. Et le Prophète nous ordonna de le prendre comme modèle :
Il est rapporté dans le recueil de Tirmidzi (5/569) selon Abdal-Malik Ibn Omeir selon Rib’i selon Hodeifa , il dit :
Citation:
| « Le Messager d’Allah dit اقتدوا بالذين من بعدي أبي بكر وعمر |
Et dans Sahîh Muslim d’après la variante de Abdoullah ibn Ribâh selon Qatâda :
Citation:
| « le Prophète a dit : فإن يطيعوا أبا بكر وعمر يرشدوا |